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Cancer : les approches thérapeutiques complémentaires plébiscitées

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Le dernier Baromètre cancer Institut Curie-Viavoice montre aussi que 6 patients sur 10 cherchent sur Internet les informations qu’ils n’osent pas demander à leur médecin.

De plus en plus souvent, l’avis des patients est sollicité. C’est notamment le cas en cancérologie. À titre d’exemple, le Baromètre cancer Institut Curie-Viavoice analyse l’opinion des Français sur cette maladie, en particulier concernant la qualité de vie, l’information sur la maladie et les enjeux de l'”après-cancer”. Cette année, il s’est enrichi de deux nouvelles études, dont l’une concerne la recherche d’informations sur Internet. “Notre objectif est d’observer, dans la durée, l’évolution de l’opinion des Français sur la vie pendant et après un cancer”, précise le Pr Thierry Philip, président de l’Institut Curie. “Ces informations nous permettent de nourrir de nouvelles pistes de réflexion sur la prise en charge, l’accompagnement, la qualité de vie, l’information ou encore le retour à la vie sociale et professionnelle.”

Parmi les enseignements forts de cette enquête, il faut noter en premier le plébiscite des approches complémentaires : 72 % des 1 000 adultes français interrogés par téléphone en avril dernier les considèrent comme importantes en complément des traitements médicaux, soit 9 points de plus qu’en 2013. Ces chiffres n’étonnent pas le Dr Sylvie Dolbeault, psychiatre, responsable de l’unité de psycho-oncologie et chef du département interdisciplinaire de soins de support de l’Institut Curie. Elle rappelle que, depuis dix ans, cet établissement propose, en plus des soins de support (soutien psychologique, accompagnement social, prise en charge de la douleur, nutrition, rééducation fonctionnelle, soins palliatifs), des approches psycho-corporelles telles que la relaxation, la sophrologie, l’hypnose, le yoga… “Cette aide supplémentaire est proposée aux patients qui ont des symptômes difficiles à contrôler comme la douleur, les bouffées de chaleur et l’anxiété”, précise-t-elle.

Information généraliste

Globalement, ce sont les femmes qui sont le plus favorables à ces approches complémentaires (76 %), tandis que 29 % des hommes les estiment peu voire pas importantes. Les seniors semblent également un peu moins convaincus : 67 % d’entre eux les jugent importantes, soit 5 points de moins que l’ensemble de la population. Par ailleurs, les catégories socioprofessionnelles supérieures ont davantage tendance à les juger importantes (77 %). Les personnes interrogées en attendent un soutien, un réconfort psychologique (43 %), une amélioration de la condition psychique et physique (18 %), une diminution des effets secondaires et des douleurs (17 %) ainsi qu’une rupture de l’isolement (12 %).

Quant à Internet, il est considéré comme un trait d’union ambivalent entre patient et médecin. Les sites peuvent avoir une véritable fonction pédagogique pour les malades atteints d’une pathologie lourde comme le cancer. D’ailleurs, près de 6 Français sur 10 interrogés estiment en effet qu’il permet de poser des questions qu’ils n’oseraient pas aborder avec leur médecin. Cette tendance est encore plus manifeste chez les moins de 34 ans (72 %) et les catégories socioprofessionnelles populaires (66 %). Et pourtant, selon le Dr Alain Livartowski, oncologue, responsable du projet e-santé à l’Institut Curie, “ils donnent une information très généraliste sur tel ou tel type de cancer qui ne correspond pas aux besoins spécifiques de chaque patient”. Cet établissement travaille donc actuellement sur un projet e-santé, qui devrait répondre “de façon personnalisée, fiable et sécurisée” aux …[Lire la suite sur LePoint.fr]


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